Gouvernance / Ton et Style
La détermination d’un type de structure, du niveau d’implication et de responsabilité des organes décisionnels, du degré d’ouverture et du niveau de transparence, d’une symbolique commune sont des conditions majeures de la réussite et de la pérennité de la pépinière. La cohésion des équipes, de la gestion, la fluidité du travail et la capacité d’adaptation aux contraintes internes et externes en dépendent.
Comment déterminer un langage commun ? Une philosophie d’action ? Trouver le ton juste ?
Ce sont autour de ces questions qu’on travaillé les participants à ce groupe de travail
Ce groupe de travail s’attache à trouver la structure et le mode de gouvernance les mieux adaptés pour que chacun des organes décisionnels trouve sa place et que la collaboration entre eux soit facile, souple et équilibrée, en songeant à la spécificité de la pépinière dans le paysage actuel.
Après une mise en abîme de la gouvernance de La Cantine par Silicon Sentier qui accueille à la fois des partenaires publiques, privés, des pme, des grands comptes et des freelances, qui est basé sur un principe d’ouvert/fermé, d’auto généré et de programmation pensée et injectée pour permettre et favoriser l’émergence, qui a du mettre en place des indicateurs mesurables mais aussi convaincre ses partenaires que des indicateurs non mesurables, d’un nouveau genre, existaient, les participants ont découvert des lectures sur différents modèles d’organisation( constellation, open source, co working, créatifs culturels, pépinière classique, indicateurs R&D, …)
Il s’agissait et déterminer les grandes lignes qui doivent créer le langage commun de cette pépinière :
Points clés :
Le but et le rôle de la gouvernance et des acteurs partenaires :
La gouvernance doit être simple, couvrir l’ensemble des acteurs et gagne a être plus q’une simple gouvernance
Le cap doit préexister à la gouvernance pour que celle ci soit là afin de créer des effets leviers, qui vont permettre l’accélération dans la réalisation de l’objectif.
Questions par rapport au projet de pépinière :
- La notion de pépinière est très enfermante : Parler de pépinière de projet et ouvrir le champ d’accueil et de travail des projets
- Créer des indicateurs non mesurables, moins immédiats et moins carrés que ceux d’une pépinière classique
- Questionner la notion d’appels a projets, pour savoir si c’est ou non pertinent et fédérateur ou si cela va à l’inverse du rythme des entreprises
- Emmener les projets plus loin, aller un cran plus loin dans l’expérimentation que les zones existantes de travail de l’innovation et de l’émergence. Ces lieux d’expérimentation, aujourd’hui, n’existent pas
- Dans le modèle économique, la notion de micro sponsoring (par projet, par entreprises, par thème, peut être intéressante pour amener progressivement des acteurs à s’investir et pour conserver une souplesse dans la gouvernance générale.
Les mots clés de la gouvernance :
Liberté
cette gouvernance ne doit pas brider. Elle doit accompagner le projet, le mouvement, l’imagination
Elle doit avoir un contour lisible (pour se l’approprier et comprendre) et souple (créer un alelr retour dehors dedans continuel)
Il faut que ces mouvements s’adaptent aux besoins des uns et des autres.
Bienveillance
L’état d’esprit doit intégrer la bienveillance, : ne pas aller vers la défiance, accompagner, permettre et générer de la fluidité. Créer une sphère de confiance.
Interactivité
Il faudra un moyen, une fonction,, de crowdsourcing, de fertilisation croisée, d’innovation ascendante. Il faut un mouvement capable de relever concrètement ce qu’il se passe en position basse, dans l’émergence, pour le remonter, et le structurer, par l’animation.
Ca doit se retrouver à toutes les étapes de la gouvernance, que ce soit les instances financières, d’animation, les acteurs, …
Désinstitutionnalier
Il y a un risque d’institutionnaliser le processus, les acteurs, les objectifs, .. et il ne faut pas brider ni casser ce qui existe par soi même. On retrouve ça dans le principe de soutien et de promotion des initiatives des uns et des autres (accompagnement, partage de savoirs faire, …)
La notion d’espace collectif
Il faut répondre au besoin individuel et ne pas le nier, même (et surtout) si l’objectif de l’espace est la collaboration
L’espace doit donc intégrer, dans ses fonctions et son fonctionnement effectif, les besoins des autres pour les emmener vers du collectif.
Remonter Partager
Il faut tout le long de la gouvernance et du processus, dans la définition de l’objet, des modalités, … intégrer la remontée des acteurs. Pour mieux progresser, ne pas perdre la mémoire, détecter les zones d’innovation, …
DONNANT DONNANT
La gouvernance ne doit JAMAIS rendre de service.
La logique n’est pas là. La logique de la pépinière est que les bénéficiaires de l’action sont parties prenante de l’action et de la gouvernance.
Cela signifie qu’il ne fait pas se fossiliser dans des process ou des modalités par obligation et ne pas servir les intérêts des personnes pour servir les intérêts des institutions.
GARANTIR
L(organisation doit être structurée parce que la structure est le garant de la préservation des intérêts du collectif, et non pour préserver les intérêts individuels.
INTERAGIR
Il faut trouver un dispositif humain et organisationnel qui s’éloigne de la hiérarchie, pour trouver des formes d’interactions sociales qui maintiennent les raison d’être de chacun tout en assurant la porosité et l’ouverture.
CROISER
L’accent doit être mis sur le croisement, dans les organes de décision, les espaces, les projets, les types de projets, les indicateurs d’entrée, de suivi, de sortie, la nature et les temps d’animation
Ce croisement doit être divers :
Public/privé, artistes/entreprise, Technos/non Technos, Grand Public/PME, espace individuel/espace collectif, penser et réaliser, vendre et ne pas chercher à vendre, …
FEEDBACK
La notion d feedback est importante, car le feedback est u temps de rettour positif, bienveillant, visant à faire partager son recul et son regard sur une situation donnée.
AGILITE
On s’organise dans cette pépinière rapidement pour que l’idée soit testée et itérée rapidement au contact des autres acteurs de l’écosysteme.



