Le parti pris de ce groupe de travail est de s’interroger sur les effets souhaités et utiles, les résultats et les productions engendrés par ce nouveau lieu de structuration et d’expérimentation.
• Quelles sont les collaborations, faibles ou fortes, qui en ressortent ?
• Quelles accélération en terme de test et de retours d’usages imaginer ?
• Pourrait-il y avoir des co production, des lignes de produits, … ?
• Quels effets aura ce lieu sur les pratiques et la culture ds communautés qui s’y investiront ?
C’est en partant de ces « outputs » et de ces « outcome » que nous pourrons alors isoler des actions, des produits et des services pour en déduire, par la valorisation de ces résultats et la détection des moyens nécessaires à leur atteinte, le modèle économique le plus vertueux possible.
Cette première partie consistait donc à imaginer les récoltes possibles et souhaitables de la pépinière.
Pour cela, trois histoires ont été exposées, de détournements, d’effets leviers, d’effets système, qui avaient pour vocation d’être un point de discussion pour penser le terme de récolte d’une manière large et diversifiée.
A la fin de cet article, figurent les enseignements clés qui sont ressortis de ces lectures
LES RÉCOLTES A ENVISAGER POUR LA PÉPINIÈRE
Questions et points levés :
- Il apparaît important de mieux poser la vision du projet du 104 et de la pépinière pour pouvoir de manière plus fine établir le modèle économique et la stratégie à mettre en place
- Cela permettra de mieux cibler les typologies d ‘acteurs à impliquer dans le fonctionnement de la pépinière
Les Récoltes de la pépinière (à court et long terme, en termes d’output et d’outcome, de bénéfices système ou direct, …)
Pour l’entreprise, il y a une nécessité de tester, d’expérimenter et de pouvoir itérer sur ses projets dans des équipes transverses reflétant la complexité des enjeux et de la chaîne de valeur
Pour les artistes, il y a une possibilité de se faire connaître, et de trouver de nouvelles débouchées business
C’est aussi une occasion de trouver des sources de financements par la collaboration avec l’entreprise (formation et/ou échange de savoirs faire, apport de compétences sur un projet contre une mise à disposition d’une technologie, …)
Le lieu est aussi un terreau pour des projets joints, un lieu et un champ d’expérimentation pour développer des projets, une série de projets : c’est intéressant pour une entreprise comme élément et source d’innovation
Faire sortir de ce lieu des nouveaux usages
Faire émerger des nouveaux objets (hackés, concepts, futurs produits coproduits entre entreprises et artistes, …)
Pour Silicon Sentier, c’est un moyen de promotion et une sphère d’expérimentation pour les entrepreneurs
Pour la mairie, c’est un nouveau rapport à l’urbain et à la création des nouvelles politiques publiques
Il faut monter des collaborations, des alliances, et c’est le rôle du FAM
Pout le 104, c’est une occasion de décloisonner la création, de sortir des murs, de s’associer à d’autres initiatives, et d’tre perçu comme le lieu du « mou » qui créer du dur
Pour les entreprises, grandes ou petites, c’est un terrain pour les RH et la R&D :
Détacher des personnels de l’entreprise, petites équipes, pour penser et faire différemment au contacts d’artistes. C’est souvent plus un petit noyau de l’entreprise qui part vivre et travaillerautrement, pendant un temps donné, au sein de la pépinière, pour en récolter de l’inspiration, des idées, des nouvelles pratiques, un rapport au travail requestionné, réenvisagé, plus impliqué, …
C’est un lieu de résolution de gap culturels
C4est un lieu ou la technologie n’est pas l’objet mais l’objet du lien entre les parties en présence
COPRODUIRE
Coproduire entre entreprises, entre artistes et entreprise, sur une logique de troc, de partage de savoirs faire, des compétences,
L’artiste utilise la techno de l’entreprise, l’entreprise utilise le regard et la démarche de l’artiste
Les acteurs concernés peuvent être :
R&D de grands groupes
Des entreprises très reliées à la création (vidéo, film, …)
Innovation comportementale
Produire des rencontres d’un nouveau genre entre entreprises et artistes
Pour les entreprises le bénéfice conceptuel est de changer de comportement, de méthodes
L’artiste va apporter autre chose, d’autres modes de réflexion, d’autres marges de progrès. C’est une innovation comportementale
Il faut créer une porosité entre les pratiques des une et des autres (artiste aura plus de débouchées, de lecture business, l’entreprise plus d’ouverture et d’errance dans sa phase de recherche, et passera de la R&D à la R&C)
EDITORIALISER ET MONTRER
Créer des livrables et des temps de diffusion pour faire partager les pratiques nouvelles qui émergent de cette pépinière
CENTRE DE RESSOURCES
Le 104 apparaît comme un espace qui doit permettre la production mais en rendant visible les différentes ressources mises à disposition pour permettre cette production.
La pépinière doit répondre à cette dynamique et être un lieu de réalisation pour chaque projet et pour chaque temps d’un projet : conception, production, expérimentation, diffusion, commercialisation…
Spatialiser, Zoner, les différents temps d’un projet permet d’y mettre les ressources (humaines, matérielles, animation, ….) nécessaires.
Chacun pourra donc tirer un fruit ponctuel ou plus long terme, sur l’ensemble d’un processus de création, de sa visite dans le lieu. Les récoltes vont donc de la bonne information, au bon conseil, au bon partenaires, au lieu de structuration, d’expérimentation, de production, au conseil sur le Business model, …
On passe du cluster au lab aujourd’hui, après avoir été dans le temps des districts industriels, puis ds clusters, des pôles de R&D, … Aujourd’hui, c’est le transverse, des compétences et des approches, qui permet et créer l’innovation.
Et la pépinière,et le 104, doit imposer un niveau modèle d’innovation, basé sur les différents usages, autour de thèmes transverses à plusieurs acteurs industriels, à des laboratoires R&D, des pme, … qui auront toutes intérêts à voir ce que chacun fait autour d’un grand thème en termes d’usages, de produits et de pratiques.
ENSEIGNEMENTS ISSUS DES LECTURES METAPHORIQUES
Les canards flottants dans les eaux internationales
L’importance de l’effet de l’exemple, sur lequel on s’appuie, et qui sert de point de départ à la créativité de chacun, vu de sa propre fenêtre. Les déclinaisons peuvent après êtres multiples et gigantesques.
Le hasard peut être un vecteur de créativité et permettre d’ouvrir l’imaginaire
Les usages sont infinis quand on décline un projet et une idée en y appliquant différents regards et différents angles. Selon qu’on y met une intention scientifiques, technologiques, mode, créative, qu’on le regarde du point de visuel du web, d’un artiste, du grand public, … un projet comme celui des canards jaunes flottants dans les eaux internationales, qui était relaté, ouvre les possibles et est une source constante d’innovation
Les bénéfices d’un tel projet sont d’ordre économique, image, communication, scientifique, …
La notion du temps ressort comme importante, puisqu’on voit la nécessité, à une récolte, de pousser, d’être réinterprétée, réapproprier, et d’évoluer selon des temps différents en fonction des projets et de la modernité de l’époque
FOUR SOLAIRE
Inventer plusieurs fois à plusieurs endroits du globe, n four fonctionnant avec la lumière du soleil construit avec quelques feuilles d’aluminium…
Des concours autour de contraintes énergétiques et financières étaient lancés, et des fours solaires, low tech, son apparus dans le monde.
Points d’intérêt :
Le concept est inventé plusieurs fois, mais pour être diffusé, il a fallu des organismes plus puissants en termes de communication, permettant la diffusion et la mise en ligne de production.
Intérêt : le besoin et l’idée partent du terrain et se diffusent lentement mais sûrement, pour aller par la suite questionner les industriels
e, intro….







